« Prêter à rire et donner à penser », tel est le credo de Yannick Nédélec. Et voilà bien une devise de fabuliste !
La fable est un art merveilleux, où le conteur rejoint le poète, où l’humaniste se fait humoriste, où le dramaturge devient un peu clown. La fable est l’alliance idéale d’un fond consistant et d’une forme fantaisiste.
Balayant les souvenirs de récitations scolaires, « La revanche du corbeau » renouvelle le genre. Ses fables modernes se savourent, comme des gourmandises de l’esprit, sans le moindre risque d’indigestion. On s’étonne, on jubile, on s’émeut, on s’émerveille avec des chameaux alcooliques, des hiboux lunatiques, du sel raciste ou des vis vertueuses. On se surprend à rire et réfléchir en même temps !
S’il ne fallait un clin d’œil au maître La Fontaine, le spectacle pourrait s’appeler « Au bonheur des
fables » !
Le corbeau s’est vengé
Le Théâtre de la Cité de l’Ecrit a su dégoter un ovni humoristique du Festival Off d’Avignon. Un spectacle aussi original que talentueux.
Avec « La revanche du corbeau », Yannick Nédélec, fabuleux fabuliste, détourne les fables et détrône le monopole de La Fontaine. A travers ses jeux de mots et ses champs sémantiques
habilement détournés, l’auteur et comédien apporte une réflexion sur la société moderne. A l’image de son mentor, les animaux et objets sont humanisés pour mieux dénoncer. Un spectacle très
applaudi, qui a su brillamment démarrer la saison.
Centre Presse - Octobre 2007
Un fabuliste talentueux et subtil
Délicieuse soirée avec Yannick Nédélec et ses fables modernes écrites en vers, dont la morale vous tombe dessus parfois de façon surprenante mais toujours teintée d’humour.
Tous les thèmes de société sont abordés dans ces fables drôles et originales où chacun se retrouve peu ou prou. C’est bien écrit, bien joué, avec une mise en scène sobre dans laquelle plane le
fantôme du grand maître de la fable dont le portrait se déplace au gré des humeurs de l’auteur.
Le public, ravi, est entré sans peine dans l’univers de Yannick Nédélec, écrivain de théâtre et excellent comédien, auquel il a fait une ovation.
La Nouvelle République - Septembre 2007
Un régal
Il est vrai que le "monument" La Fontaine dans le domaine des fables pouvait décourager honnêtes successeurs ou dignes héritiers pour au moins trois siècles...
Mais aujourd'hui le défi a été relevé, et, nonobstant un hommage au maître - il fallait bien tuer le père, fût-ce avec gentillesse - Yannick NEDELEC se révèle un digne disciple de ce grand de la langue française et, s'enracinant de l'actualité (comme Jean à son époque) utilise de même ces pauvres animaux pour dénoncer nos travers - qui ne semblent d'ailleurs guère avoir changé... si ce n'est empiré !
Bref, un régal pour les yeux et les oreilles, que l'on pourra prolonger avec le livre en sortant du théâtre...
Revue-spectacle.com - Juillet 2007
Contact : yannedel@club-internet.fr



